DE L'ÉCRAN AU RÉEL, LE VRAI DÉFI EST EN NOUS
Depuis ce matin sur Facebook, je vois de nombreux posts où s’enflamment les commentaires autour du décès filmé en direct de Jean Pormanove, un streamer d’une quarantaine d’années. On affirme que le monde entier s’indigne, mais moi, je reste perplexe.
Tout à coup, on dirait que les gens ouvrent les yeux : "Quelle horreur !", "Comment en est-on arrivés là ?", "C’est insupportable…", etc.
Réveillez-vous, les gars et les filles ! Réveillez-vous vraiment !
Comment pouvez-vous être choqués alors que la violence, la cruauté et la mort sont omniprésentes dans nos médias ? Films, séries, reportages de guerre : tous diffusent un flux constant d’images percutantes et ce sont les scènes les plus choquantes qui rencontrent le plus de succès.
Comment pouvez-vous être surpris, alors que ces événements ne sont ni nouveaux ni exceptionnels ? La brutalité fait partie de l’histoire humaine, inscrite dans nos comportements quotidiens et là, parce que c’est filmé en direct, ça vous indigne ? Mais cette visibilité ne dévoile rien de neuf : elle met simplement en lumière ce que certains préfèrent ignorer ou dissimuler.
Depuis la nuit des temps, la foule se rassemblait pour assister à des exécutions, des tortures, des bûchers. La fascination pour la violence n’a pas disparu, elle s’est simplement transformée. La seule différence, c’est le médium, la vitesse et l’ampleur de sa diffusion.
Nous portons tous en nous une dualité profonde : une part lumineuse, capable d’amour, de compassion, de générosité, et une part sombre, porteuse de haine, de violence, de cruauté. Reconnaître cette dualité n’est pas une faiblesse, c’est une étape essentielle pour comprendre qui nous sommes réellement. Car si la bonté est innée, la violence l'est tout autant. Observez donc le comportement de certains enfants dans la cour de récré et vous reconnaîtrez enfin que nous ne sommes pas tous nés bons, purs et innocents. Il est temps de cesser de croire que nous pouvons changer le monde en niant la part sombre qui sommeille en chacun de nous.
Et si vous me dites que l'environnement dans lequel nous naissons et grandissons a un impact sur notre devenir, je vous dirais que c'est vrai, mais en partie seulement. Notre environnement n'est pas tout , c'est ce que nous en faisons qui déterminera notre vie. Certains ont tout et finissent mal, certains n'ont rien et finissent bien. Ce sont nos choix qui nous déterminent, c’est un fait, et Jean Pormanove a fait les siens.
Notre véritable force réside dans la capacité à reconnaître, maîtriser et transcender notre part obscure. Alors soyez donc lucides et commencez par accepter la complexité de votre propre nature en reconnaissant vos propres imperfections avant de juger les autres ou le système parce que le système, au final, c'est nous qui le créons et l'entretenons.
Peut-être qu’il serait maintenant judicieux de prendre du recul par rapport aux écrans et de vous concentrer davantage sur ceux qui vous entourent réellement, dans la vie de tous les jours, ceux que vous maltraiter non par vos coups et vos insultes, mais par votre absence, votre indifférence, votre manque de temps à leur consacrer. Parce que vous êtes en train de vous indigner sur vos écrans.
© Le Verbe Guérisseur - Marushka Tziroulnikova
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Tout à coup, on dirait que les gens ouvrent les yeux : "Quelle horreur !", "Comment en est-on arrivés là ?", "C’est insupportable…", etc.
Réveillez-vous, les gars et les filles ! Réveillez-vous vraiment !
Comment pouvez-vous être choqués alors que la violence, la cruauté et la mort sont omniprésentes dans nos médias ? Films, séries, reportages de guerre : tous diffusent un flux constant d’images percutantes et ce sont les scènes les plus choquantes qui rencontrent le plus de succès.
Comment pouvez-vous être surpris, alors que ces événements ne sont ni nouveaux ni exceptionnels ? La brutalité fait partie de l’histoire humaine, inscrite dans nos comportements quotidiens et là, parce que c’est filmé en direct, ça vous indigne ? Mais cette visibilité ne dévoile rien de neuf : elle met simplement en lumière ce que certains préfèrent ignorer ou dissimuler.
Depuis la nuit des temps, la foule se rassemblait pour assister à des exécutions, des tortures, des bûchers. La fascination pour la violence n’a pas disparu, elle s’est simplement transformée. La seule différence, c’est le médium, la vitesse et l’ampleur de sa diffusion.
Nous portons tous en nous une dualité profonde : une part lumineuse, capable d’amour, de compassion, de générosité, et une part sombre, porteuse de haine, de violence, de cruauté. Reconnaître cette dualité n’est pas une faiblesse, c’est une étape essentielle pour comprendre qui nous sommes réellement. Car si la bonté est innée, la violence l'est tout autant. Observez donc le comportement de certains enfants dans la cour de récré et vous reconnaîtrez enfin que nous ne sommes pas tous nés bons, purs et innocents. Il est temps de cesser de croire que nous pouvons changer le monde en niant la part sombre qui sommeille en chacun de nous.
Et si vous me dites que l'environnement dans lequel nous naissons et grandissons a un impact sur notre devenir, je vous dirais que c'est vrai, mais en partie seulement. Notre environnement n'est pas tout , c'est ce que nous en faisons qui déterminera notre vie. Certains ont tout et finissent mal, certains n'ont rien et finissent bien. Ce sont nos choix qui nous déterminent, c’est un fait, et Jean Pormanove a fait les siens.
Notre véritable force réside dans la capacité à reconnaître, maîtriser et transcender notre part obscure. Alors soyez donc lucides et commencez par accepter la complexité de votre propre nature en reconnaissant vos propres imperfections avant de juger les autres ou le système parce que le système, au final, c'est nous qui le créons et l'entretenons.
Peut-être qu’il serait maintenant judicieux de prendre du recul par rapport aux écrans et de vous concentrer davantage sur ceux qui vous entourent réellement, dans la vie de tous les jours, ceux que vous maltraiter non par vos coups et vos insultes, mais par votre absence, votre indifférence, votre manque de temps à leur consacrer. Parce que vous êtes en train de vous indigner sur vos écrans.
© Le Verbe Guérisseur - Marushka Tziroulnikova
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